Paris des Profondeurs de Pacôme Thiellement Je ne savais pas à quoi m'attendre quand j'ai acheté ce livre, mais comme j'achète un peu tout ce qui sort sur Paris, ça ne veut pas dire grand chose. Ceci dit, aucun regrets à propos de Paris des Profondeurs, qui est une sorte de pérégrination érudite dans les rues de Paris, entre passé et présent. Thiellement s'inspire du Piéton de Paris de Léon-Paul Fargue (1939) que j'ai dans ma bibliothèque mais que je n'ai pas encore lu. Malgré ma coupable absence des références culturelles de Thiellement (il cite énormément les auteurs et poètes du XIXè siècle que, pour l'essentiel, je ne connais que de nom) j'ai trouvé la lecture du bouquin (et même sa relecture, qui a suscité ce nouveau billet) facile. Mais alors, qu'est-ce qu'on y lit ? Pas facile à décrire. Dans ses promenades littéraires et historiques des rues du Paris d'aujourd'hui (enfin, de 2022), Thiellement tire les fils de l'histoire, d...
Rue de la Femme-Sans-Tête de Jean-Baptiste Evette J'ai fini hier soir Rue de la Femme-Sans-Tête de Jean-Baptiste Evette. J'ai découvert l'existence de ce roman dans les notes de bas de page du bouquin de Gilles Thomas sur les Catacombes , et comme le nom de cette ancienne rue de Paris m'avait par ailleurs tapé dans l’œil dans le cadre de mes recherches pour les Mystères, j'ai décidé de donner sa chance au roman. Au passage, il n'a pas du avoir un succès fou vu que je l'ai trouvé d'occasion pour 3 EUR sur une plateforme en ligne... Rue de la Femme-Sans-Tête est un polar, plus ou moins, mais il n'en a pas les codes. Le narrateur est Apollon Lepic, un homme trop grand, trop gros et trop gauche pour être bien dans sa peau. Il vivote post-divorce dans une piaule limite insalubre et gagne son peu de pain en faisant les commentaires historiques des bus pour touristes de la capitale. Jusqu'au jour où un ami lui parle d'une maison d'édition qui ...
Les Rats de Montsouris de Léo Malet Je me suis replongé dans ce Nestor Burma lu il y a 35 ans quand, adolescent, je m'enquillais tous les romans de la série sur lesquels j'arrivais à mettre les mains. La motivation principale a été une mention dans Les Catacombes de Gilles Thomas à propos de scènes sous le 14è arrondissement. Je ne me souvenais absolument pas de l'intrigue, mais en tout franchise, les romans de Malet ne reposent pas sur des intrigues sophistiquées. Celui ci ne fait pas exception, et c'est la description vivace du Paris d'après-guerre et de ses strates sociales qui rend Les Rats de Montsouris prenant, ainsi que la langue, poétique et argotique. Mais il y a bien une scène finale pleine d'action dans les réservoirs sous Montsouris, donc j'ai bien eu ce pour quoi j'étais venu. Ça m'a motivé pour revisiter le catalogue Burma et particulièrement les romans que je n'avais pas lu adolescent...
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