120, rue de la Gare de Malet & Tardi

120, rue de la Gare de Malet & Tardi

Je n'ai jamais trop accroché aux adaptation des Nouveaux Mystères de Paris de Léo Malet par Tardi. La seule exception, c'est celui-ci, le tout premier. 120 rue de la Gare est de toute façon un roman plus élaboré et sans doute plus percutant de par son décor: la seconde guerre mondiale sous l'occupation nazie. C'est une histoire plus longue et plus tordue que les Nouveaux Mystères par arrondissements, et du coup elle prend son temps pour se révéler. Et cerise sur le gâteau, malgré le slogan de l'agence Fiat Lux, Nestor Burma ne se fait pas cogner sur la tête dans celui-ci, contrairement à presque tous les romans suivants. On a également droit à un final à la Hercule Poirot, procédé que je ne me souviens pas avoir lu dans d'autres romans de Malet. Le travail de cadrage et la palette graphique de Tardi est ici à son apogée. Il parvient à développer la tristesse du Paris occupé, et particulièrement du Lyon "libre" d'une manière totalement immersive, ce qui rend cette adaptation inégalée. S'il n'y a qu'une BD de cette série à avoir dans sa bibliothèque, c'est celle-ci.

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